Ma problématique était la suivante ; je travaille sur deux ordinateurs. Le principal est un poste fixe sous Windows et le deuxième un portable sous Linux. J'ai déjà eu l'occasion de tester des appareillages permettant de relier deux PC à un même écran/souris/clavier, mais à l'utilisation, ce système ne convenait pas puisqu'il fallait basculer d'un mode à un autre. C'était, soit l'un, soit l'autre. Or, le plus souvent, je lance des opérations de supervision depuis Linux. J'ai donc besoin de voir le résultat qui défile sur l'écran.
Après quelques recherches, j'ai trouvé Synergy. C'est une toute petite application qui passe par le réseau et qui permet de partager son clavier, sa souris et son presse papier entre plusieurs machines, sans qu'elles soient forcement du même système d'exploitation.
En fait, ça fonctionne un peu comme le mode dual écran lorsque l'on a plusieurs écran. C'est d'ailleurs compatible avec le fait de travailler avec plusieurs écrans.
Les sources et les binaires sont disponibles pour les principaux systèmes d'exploitation (Windows, Mac OS, Linux, etc.) et aussi pré-compilés pour certaines distributions (ubunu, Fedora etc.).
L'installation et le paramétrage n'ont pas posé pas de problèmes particuliers. Pour plus d'information, je vous conseille de lire la documentation fournie ou de lire l'article de grep-grrl en français.
Il faut juste choisir quelle sera la machine qui servira de serveur et quelle machine sera la distante. Dans mon cas, le serveur sera la machine sous Windows, une interface graphique vous aide pour la configuration :
Astuce 1 : On remarquera deux liens dans la liste (Links) ; il faut bien entendu permettre à la machine 1 de passer par la machine 2, mais ne pas oublier de faire une deuxième règle pour l'inverse, sinon, on se retrouve bloqué sur la machine distante. On est obligé de “killer” Synergy sur la machine distante pour revenir au départ. Ne riez pas ! ça m'est arrivé la première fois.
Astuce 2 : Dans les liens (Links), j'ai préféré diminuer les marges verticales de 5% pour ne pas être embêté lorsque je sélectionne des éléments des menu Démarrer.
Astuce : l'idée de mettre les adresses IP dans les alias permet de maximiser la compatibilité surtout lorsque l'on travaille avec un masque assez large (255.255.0.0)
Ce logiciel est assez robuste.
Le seul point négatif que j'ai pu trouver pour l'instant, concerne la rémanence des touches lorsque l'on travaille sur la machine distante. Comme les informations circulent par le réseau, de nombreuses frappes au clavier peuvent parfois induire des anomalies. Par exemple l'utilisation rapide de la commande ALT+TAB a parfois fait basculé les fenêtres très rapidement sans pouvoir s'arrêter. L'appuie d'une autre touche débloque souvent le problème.
Il est vivement conseillé de sécuriser ses transactions en passant par une connexion
SSH. Il faut savoir que toutes les frappes au clavier (mots de passe, etc.) passent en clair sur le réseau. Voir le
site officiel et
cette documentation pour plus d'informations.
Sous Linux Fedora, j'ai lancé le client de Synergy au démarrage. J'en ai profité pour faire un petit script pour le lancer en tant que
service. Ca donne ceci :
/etc/init.d/synergyc
#!/bin/sh
# description: Synergy Client (partage clavier/souris)
# chkconfig: 345 99 0
#source function library
. /etc/init.d/functions
case $1 in
'start')
[ -f /var/lock/subsys/synergyc ] &&
exit 0
echo -n "exécute Synergyc"
daemon /usr/bin/synergyc 172.19.7.197
echo
touch /var/lock/subsys/synergyc
;;
'stop')
echo -n "arrête synergyc"
killproc synergyc
echo
rm -f /var/lock/subsys/synergyc
;;
'restart')
$0 stop
$0 start
;;
'status')
status synergyc
;;
*)
echo "Usage : synergyc \
{start|stop|restart|status}"
exit 1
;;
esac
exit 0
Ne pas oublier de rendre ce fichier exécutable :
chmod +x /etc/init.d/synergyc
puis de l'intégrer dans les service :
chkconfig --add synergyc